Sunday, September 03, 2006

Accusé de réception

Dialogue entre une bactérie marocaine et un organisme français :

O-F : « Hé, il est arrivé le p’tit français ? »
B-M : « Oui, oui, c’est bon. Il est malade. »
O-F : « Bah il en a mis du temps à venir l’accusé de réception »
B-M : « Excusez-nous, il était coriace, mais une semaine ça reste dans les temps »

Je reprends la métaphore de l’accusé de réception pour parler avec le sourire de mon état de malade. J’ai juste passé une nuit atroce, à demi éveillé et dégoulinant. Le beau temps d’aujourd’hui ne suffit pas à éponger le sirop de ma sueur et je me réveille ce matin comme un lendemain de cuite. J’enrage, je ne fais pas honneur à l’invitation de mes nouveaux camarades de classe, j’ai passé la première nuit dans mon appart à aller et venir aux toilettes, à trouver une position impeccable sur mon lit. Tomber malade dans les pays chauds, c’est un calvaire. De mémoire, en indo, j’avais passé un jour et demi sans sortir de ma piaule. Ici, la chaleur est moindre mais tu dois supporter la musique et les chants de voisins qui s’improvisent muezzins. A 3h du mat’, c’est la pire des sentences : tu sais plus où tu es, tu crois que le bruit sort de ton imagination, bref, t’hallucines.

Je cales quelques illustrations pour changer d’air : jack beach, les épines d'oursins...

Take care - Edaïe

0 Comments:

Post a Comment

<< Home