Tuesday, September 05, 2006

Tout doucement

Ma p'tite vie prend des allures de bourgeois bohème. Je goûte à la non chalance de la vie au Maroc. Dimanche soir, je prends le thé chez un ami surfeur de Dar Bouazza. On glande, on revisionne la coupe du monde 2006. J'ai des frissons qui reviennent au moment du dernier but italien qui a fait basculé la France dans une tristesse incommensurable. La soirée avance, on en vient au tajine de poulet, puis on termine sur le toit de la maison, Yacine, Youssef, Moustafa et moi à contempler les lueurs de Casa et les vagues de Dar Bouazza. Instant magique. J'adore ce petit village très calme et à seulement 30 min de la métropôle. Hier, une camarade de classe nommée Imane m'a fait découvrir le souk de Casa. C'est moderne bien que bordélique, je veux dire, c'est un souk mais pas comme ceux qu'on a l'habitude de voir. Dans le dédale de "boui-bouis", je me suis lâché et me suis laissé aller à de gros achats : Photoshop, paintshop, coraldraw... tous ces logiciels pour... 10 drh, soit 1 €.
Ce matin ? Petit-déj de spécialités marocaines devant NRJ 12 et Europe 2 tv, histoire de ne pas perdre le lien artistique très fort qui existe entre moi et les productions commerciales. Dôpé à la sauce MTV et à la pâte à tartiner berbère, je fonce au bahut en tongs, le stormrider guide dans la main, la wax dans la poche. Je croise les minettes du boulevard Anfa, je reçois des centaines de sourire. Je me dis : "Eddy, t'as la classe des grands jours ou c'est le visa français qui brille au fond de tes yeux...??".
Back to reality, mon coeur est resté en France.
Après le rush de l'arrivée, je tombe petit à petit anesthésié par le rythme de vie, tantôt berçé par les flots, tantôt impassible face au bourdonnement des abeilles dans la ruche de Casablanca où la saveur du miel m'est encore inconnue.

Edaïe

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