Merci Benoît, t'arranges bien les choses ici.
Après 3 semaines de voyage, je découvre les facettes plus classiques de Casa. Il fait très chaud encore, pourtant la majorité des gens ont déjà troqué les tongs contre le blouson d'hiver. Comme des fourmis, chacun prépare la saison fraîche, on se dit que "maintenant c'est la rentrée alors on change de vêtements et de style de vie". Le temps change aussi mais moins rapidement. Avant-hier, la pluie a fait son apparition, elle venait s'écraser sur le sol comme des crachats. Vous savez, c'était cette averse lourde et fatiguée des pays chauds, celle qui donne l'impression de faire des efforts pour venir arroser notre sol, à moitié paresseuse et à bout de souffle.
La houle revient caresser le rivage marocain, j'en profite bien évidemment. Avant-hier Jack beach dans des conditions excellentes, aujourd'hui : Bouznika. Bouznika (se prononce Bouznira) est une vague assez impressionnante, elle tape sur une dale qui émerge à marée basse. Les rochers ressortent d'environ un bon mètre, et pour se mettre à l'eau, il faut se percher sur l'extrémité du plus haut et sauter loin au dessus des petits quand une vague passe. A imaginer, on se dit "ah gol-ri !", sauf qu'en pratique, c'est plus tendu étant donné la concentration d'oursins dans les cavités des roches. Une fois dans l'eau, c'est un massacre : on se retrouve comme dans un évier, balloté de droite et de gauche dans des conditions très solides (genre gros deux mètres aux séries). Le shape du line-up est tellement extraordinaire que ça vaut le coup franchement. L'ambiance à l'eau est très frenchy, on se retrouve entre basques, bretons et expatriés. Super session.
Je m'en vais me retourner dans ma kasbah en sécurité. Ce soir, Casa a l'air de craindre. Dans tous les cafés, ils repassent en boucle le discours de Benoit XVI, au feu rouge un mec s'est fait latté devant la gendarmerie royale, dans la rue un p'tit qui sniffait sa colle dans un pochon a mis un coup de coude à un vieux. Ca a dégénéré... Ici, nos apparts ressemblent à des bateaux gonflabes qui auraient jeté l'ancre dans le golfe persique. Le différentiel de niveau de vie entre deux rues adjacentes peut être énorme. Je ne partage pas tellement le point de vue des gens qui estiment que l'état des choses est voué à s'améliorer. Pourquoi serions nous forcément embarqués sur une planète qui nous tireraient vers un idéal ? Aujourd'hui, ce que je vois c'est pauvreté, galère et violence. La solution miracle que l'on a trouvé ici pour gérer tout ça c'est de canaliser la misère dans la rue. Pour canaliser la misère dans la rue, il suffit de hisser de hauts murs le long des palais.
Edaïe
La houle revient caresser le rivage marocain, j'en profite bien évidemment. Avant-hier Jack beach dans des conditions excellentes, aujourd'hui : Bouznika. Bouznika (se prononce Bouznira) est une vague assez impressionnante, elle tape sur une dale qui émerge à marée basse. Les rochers ressortent d'environ un bon mètre, et pour se mettre à l'eau, il faut se percher sur l'extrémité du plus haut et sauter loin au dessus des petits quand une vague passe. A imaginer, on se dit "ah gol-ri !", sauf qu'en pratique, c'est plus tendu étant donné la concentration d'oursins dans les cavités des roches. Une fois dans l'eau, c'est un massacre : on se retrouve comme dans un évier, balloté de droite et de gauche dans des conditions très solides (genre gros deux mètres aux séries). Le shape du line-up est tellement extraordinaire que ça vaut le coup franchement. L'ambiance à l'eau est très frenchy, on se retrouve entre basques, bretons et expatriés. Super session.
Je m'en vais me retourner dans ma kasbah en sécurité. Ce soir, Casa a l'air de craindre. Dans tous les cafés, ils repassent en boucle le discours de Benoit XVI, au feu rouge un mec s'est fait latté devant la gendarmerie royale, dans la rue un p'tit qui sniffait sa colle dans un pochon a mis un coup de coude à un vieux. Ca a dégénéré... Ici, nos apparts ressemblent à des bateaux gonflabes qui auraient jeté l'ancre dans le golfe persique. Le différentiel de niveau de vie entre deux rues adjacentes peut être énorme. Je ne partage pas tellement le point de vue des gens qui estiment que l'état des choses est voué à s'améliorer. Pourquoi serions nous forcément embarqués sur une planète qui nous tireraient vers un idéal ? Aujourd'hui, ce que je vois c'est pauvreté, galère et violence. La solution miracle que l'on a trouvé ici pour gérer tout ça c'est de canaliser la misère dans la rue. Pour canaliser la misère dans la rue, il suffit de hisser de hauts murs le long des palais.
Edaïe



1 Comments:
L'inquiétude renvoie à la pénibilité. La pénibilité renvoie au dégoût. Le dégoût à la solitude. La solitude au rêve. Le rêve à l'inconscience. L'inconscience est le moteur des grandes choses. L'écriture est une grande chose. L'inconscience est antalgique, en ce cas, l'écriture n'est pas thérapeutique.
Il est fou celui qui pense qu'écrire ça va l'aider. Les bons écrivains n'en finissent pas d'écrire.
PS : Bite en bois, ton texte est sympa mais fade. Ca fait assez exercice de style. Exemple ? "La fresque fabuleuse que tu nous dépeints se noie dans les réalités sordides d'un pays enlisé" ... et ils s'embrassèrent éperdument sous les rayons lumineux d'un coucher de soleil pourpre, et nian nian nian.
Désolé, même Télérama n'aurais pas osé critiquer.
****applaudissements s'il vous plaït****
Edaïe
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