Wednesday, October 04, 2006

Perle rare au 28A ?

13h20 pétantes au fuseau horaire français et nous allons décoller. Je suis déjà installé sur le siège 27A. Il reste encore à remplir une bonne partie de la cabine et, comme à chaque fois, je scrute les individus pour deviner quel sera mon voisin. Comme toujours, à l’attitude des passagers, je comprends que mon regard devient trop pesant, alors je me retourne vers le hublot et je rêve qu’une créature extraordinaire vienne s’asseoir à côté de moi.
La scène de l’amour rencontrée le temps d’un trajet en transport commun se retrouve dans un grand nombre d’œuvres cinématographiques. In God’s Hands, Forest Gump, Titanic, Eternal Sunshine of the spotless mind… Forcément, je crois à ma bonne étoile moi aussi !! Verdict trente secondes plus tard....

_« Bonjour, je suis votre voisin : Jean Sernault, je travaille pour Negofram, un complexe de résidences à Dakar ».
_« Youpi, je m’appelle Eddy et j’ai déjà sommeil en voyant ta dégaine de blaireau. »

A cet instant, je ne crois plus en Dieu, j’exècre tout ce qui porte chance, j’aurai voulu avoir marché dans une chiasse de Mousker avec ma basket gauche avant de quitter la maison. Au mieux, le sort aurait assis Kate Winslet à ma droite, au pire j’aurai empesté l’avion, bien fait pour les retraités. Car, il faut bien l’avouer, la compagnie de Jean Sernault n’est rien à côté de celle de Christelle Cocheteux. Christelle est retraitée, elle tenait un salon de coiffure à Melun et depuis 6 ans elle parcoure le monde avec son club de bridge pour dépenser l’argent du contribuable. Il faut la voir excitée comme un puce, batifolant et se trémoussant quand Michel, ex-pompiste et son amant secret, l’aide à ranger sa valise en tapotant ses fesses. Par les temps qui courent, il est sûrement plus reposant de se déplacer en bus scolaire qu’en Boeing de la Royal Air Maroc.
Pour une abeille, le Maroc vu du ciel doit ressembler à un macaron géant aux pépites de chocolat. L’absence de vert transforme chaque arbre fleurit en une pure émeraude.
Finalement, j’ai fait le voyage avec Anne Gavalda et son bouquin « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». Allez comprendre…

Edaïe

1 Comments:

Blogger Edaïe said...

un discours qui a vocation à réconforter un jeune homme "songeur et esseulé". Oh comme j'ai horreur de ces soutiens moraux bien mièvres. Excuse moi bite en bois je ne sais pas qui tu es, mais tu ramasses pour tous ceux qui se sont adonnés à une vivisection de mon état psychologique depuis mon retour. "Le monde est grand, et la vie à priori plutôt longue", c'est bizarre, certains pensent tout l'inverse : un monde petit et une vie courte. A chacun son point de vue disons. Allez que l'agnus dei sonne l'heure de la méditation ! bisouxx
Edaïe

5:04 AM  

Post a Comment

<< Home