Thursday, October 05, 2006

Keep cool

Ma Corsa a frôlé la mise a nue, le désossement, l'humiliation publique. Alors que j'allais checker les conditions de surf de la journée sur Pepsi (spot de la Corniche), un bâtard est venu rendre visite à mon véhicule. Manque de pot, à deux minutes près, il aurait pu repartir avec la totale : fish, shortboard, combinaison, caméra, portable... Mais voilà, je l'ai aperçu et j'ai couru vers lui. Il a tout lâché et a pris ses jambes à son cou. Sprint jusque dans son bidonville, où je l'ai finalement perdu de vue. Une histoire de fou encore. Bref, ce soir, je n'ai pas de vitres, je suis non motorisé, je peux attendre avant de recevoir une vitre fixe arrière droit, modèle Corsa 1992. Chez Opel Casa, on m'a dit que cela pouvait se régler en 3 semaines, peut-être 3.5/4 parce-que vous comprenez avec le ramadan...
Va prévenir la police !!! Non non, ça ne sert à rien, ils étaient à 30 mètres du lieu et ils n'ont rien repéré. Avec ça, j'ai droit à "Ne vous en faîtes pas tant s'ils n'ont rien piqué, c'est bon, mais si vous voulez faire une déclaration à l'arrondissement..." Ok. C'est un peu la cerise qui fait déborder le vase ?

Edaïe

Wednesday, October 04, 2006

Perle rare au 28A ?

13h20 pétantes au fuseau horaire français et nous allons décoller. Je suis déjà installé sur le siège 27A. Il reste encore à remplir une bonne partie de la cabine et, comme à chaque fois, je scrute les individus pour deviner quel sera mon voisin. Comme toujours, à l’attitude des passagers, je comprends que mon regard devient trop pesant, alors je me retourne vers le hublot et je rêve qu’une créature extraordinaire vienne s’asseoir à côté de moi.
La scène de l’amour rencontrée le temps d’un trajet en transport commun se retrouve dans un grand nombre d’œuvres cinématographiques. In God’s Hands, Forest Gump, Titanic, Eternal Sunshine of the spotless mind… Forcément, je crois à ma bonne étoile moi aussi !! Verdict trente secondes plus tard....

_« Bonjour, je suis votre voisin : Jean Sernault, je travaille pour Negofram, un complexe de résidences à Dakar ».
_« Youpi, je m’appelle Eddy et j’ai déjà sommeil en voyant ta dégaine de blaireau. »

A cet instant, je ne crois plus en Dieu, j’exècre tout ce qui porte chance, j’aurai voulu avoir marché dans une chiasse de Mousker avec ma basket gauche avant de quitter la maison. Au mieux, le sort aurait assis Kate Winslet à ma droite, au pire j’aurai empesté l’avion, bien fait pour les retraités. Car, il faut bien l’avouer, la compagnie de Jean Sernault n’est rien à côté de celle de Christelle Cocheteux. Christelle est retraitée, elle tenait un salon de coiffure à Melun et depuis 6 ans elle parcoure le monde avec son club de bridge pour dépenser l’argent du contribuable. Il faut la voir excitée comme un puce, batifolant et se trémoussant quand Michel, ex-pompiste et son amant secret, l’aide à ranger sa valise en tapotant ses fesses. Par les temps qui courent, il est sûrement plus reposant de se déplacer en bus scolaire qu’en Boeing de la Royal Air Maroc.
Pour une abeille, le Maroc vu du ciel doit ressembler à un macaron géant aux pépites de chocolat. L’absence de vert transforme chaque arbre fleurit en une pure émeraude.
Finalement, j’ai fait le voyage avec Anne Gavalda et son bouquin « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». Allez comprendre…

Edaïe