Radio berbère foot
Boulev ard d’Anfa, café Segafredo, Casablanca, mercredi 6 septembre, 19h00.
Je commande un « Gran Latte » avec l’accent italien. Provoquant, j’ai décidé de suivre le match de la revanche dans un café cher à nos adversaires de la soirée. Le serveur, plutôt amusé, sert ma boisson et me lance tout sourire un « bonne chance ». Ces deux mots semblent mettre des heures à quitter ses lèvres tant il maîtrise peu la langue de Molière. La tasse n’a pas eu le temps de toucher le bar cuivré que déjà la mine de mon serveur tourne au désespoir : 1-0, Govou donne le ton.
Il attend ma réaction, je le sens à présent comme la corde au coup. Je suis le bourreau, j’ai le choix, soit je lance la réplique qui l’assomme, soit je fais un timide sourire compatissant et fair play. Mon sang ne fait qu’un tour, comment prendre la deuxième option ? J’entends «…incroyable, à la deuxième minute… ». Pour moi, cela fait deux mois que je rejoue le match alors parler de deuxième minute c’est insupportable, cela fait des nuits que je cherche à percer leur défense, j’ai des crampes. Un rictus me déforme, des paroles m’échappent comme si elles avaient passées l’été sur le banc de touche pour connaître aujourd’hui la joie de fouler le gazon : « Désolé Sergio, t’aurais pu cracher dans mon café si tu me l’avais apporté un peu plus tard, maintenant je vais boire à votre santé. Gracie mille !! ».
Score final : 3-1. 90 minutes durant lesquelles je réinvente l’équipe de France avec un français qui bosse dans l’aviation. Le football c’est génial pour tisser des liens et apprendre à connaître les gens. Toutes les femmes devraient accompagner leur favori à un match avant de jurer fidélité. Beaucoup d’entre elles découvriraient les côtés impulsifs, contradictoires et bestiaux de Jules. Imaginez, en 90 minutes vous pouvez en apprendre autant qu’en 10 ans de vie de couple. Ok, vous ne faîtes pas l’économie d’une soirée si vous êtes allergique aux crampons, mais vous vous asseyez sur 10 ans de lessive. L’économie est la science des choix. La femme est hédoniste ? On peut se poser la question finalement. Que pensez de la femme footballeuse alors ? De celle qui porte des perruques en forme de coq sur les gradins, qui boit de la Heineken à la paille et qui fait dédicacer sa visière par Deschamps ? Sur son matelas Epeda en forme de terrain de football, Jules fait le gardien au bas du lit pendant qu’elle plie des lattes en perfectionnant son retourné des 35 mètres. De celle –là, je préfère être le bon pote qui l’aide à porter ses valoches à la sortie du Lidl, que celui qui joue au kiné le soir devant la télé. Comprenez moi… De toute façon, je suis hors course, Madame LESBLEUS ne sortira désormais plus qu’avec des blacks. Et oui, comprenez-la, elle veut que son bébé soit un jour en équipe de France. Que pense t’elle de la régularisation des sans papiers ? « Bah, s’ils sont avant-centre, qu’ils rentrent chez eux, avec Ribery on est bien jusqu’en 2012. ». Merci Odette, on a Jean Luc Delarue hors antenne, il voudrait vous inviter sur son plateau…
Edaïe
Je commande un « Gran Latte » avec l’accent italien. Provoquant, j’ai décidé de suivre le match de la revanche dans un café cher à nos adversaires de la soirée. Le serveur, plutôt amusé, sert ma boisson et me lance tout sourire un « bonne chance ». Ces deux mots semblent mettre des heures à quitter ses lèvres tant il maîtrise peu la langue de Molière. La tasse n’a pas eu le temps de toucher le bar cuivré que déjà la mine de mon serveur tourne au désespoir : 1-0, Govou donne le ton.
Il attend ma réaction, je le sens à présent comme la corde au coup. Je suis le bourreau, j’ai le choix, soit je lance la réplique qui l’assomme, soit je fais un timide sourire compatissant et fair play. Mon sang ne fait qu’un tour, comment prendre la deuxième option ? J’entends «…incroyable, à la deuxième minute… ». Pour moi, cela fait deux mois que je rejoue le match alors parler de deuxième minute c’est insupportable, cela fait des nuits que je cherche à percer leur défense, j’ai des crampes. Un rictus me déforme, des paroles m’échappent comme si elles avaient passées l’été sur le banc de touche pour connaître aujourd’hui la joie de fouler le gazon : « Désolé Sergio, t’aurais pu cracher dans mon café si tu me l’avais apporté un peu plus tard, maintenant je vais boire à votre santé. Gracie mille !! ».
Score final : 3-1. 90 minutes durant lesquelles je réinvente l’équipe de France avec un français qui bosse dans l’aviation. Le football c’est génial pour tisser des liens et apprendre à connaître les gens. Toutes les femmes devraient accompagner leur favori à un match avant de jurer fidélité. Beaucoup d’entre elles découvriraient les côtés impulsifs, contradictoires et bestiaux de Jules. Imaginez, en 90 minutes vous pouvez en apprendre autant qu’en 10 ans de vie de couple. Ok, vous ne faîtes pas l’économie d’une soirée si vous êtes allergique aux crampons, mais vous vous asseyez sur 10 ans de lessive. L’économie est la science des choix. La femme est hédoniste ? On peut se poser la question finalement. Que pensez de la femme footballeuse alors ? De celle qui porte des perruques en forme de coq sur les gradins, qui boit de la Heineken à la paille et qui fait dédicacer sa visière par Deschamps ? Sur son matelas Epeda en forme de terrain de football, Jules fait le gardien au bas du lit pendant qu’elle plie des lattes en perfectionnant son retourné des 35 mètres. De celle –là, je préfère être le bon pote qui l’aide à porter ses valoches à la sortie du Lidl, que celui qui joue au kiné le soir devant la télé. Comprenez moi… De toute façon, je suis hors course, Madame LESBLEUS ne sortira désormais plus qu’avec des blacks. Et oui, comprenez-la, elle veut que son bébé soit un jour en équipe de France. Que pense t’elle de la régularisation des sans papiers ? « Bah, s’ils sont avant-centre, qu’ils rentrent chez eux, avec Ribery on est bien jusqu’en 2012. ». Merci Odette, on a Jean Luc Delarue hors antenne, il voudrait vous inviter sur son plateau…
Edaïe




