Friday, September 01, 2006

Tourista warrior

Ce soir je me sens presque propre. C'est assez confortable, j'ai passé les deux derniers jours à arpenter les boulevards de Casa afin de trouver un logement. Ce soir, c'est chose faite et j'en suis ravi. N'avez-vous jamais parcouru 30 bornes à pied dans des ruelles abritées du vent, sous un soleil de plomb, le buste courbé en deux par les spasmes d'une tourista qui force à repeindre les toilettes d'une quinzaine de cafés. Non, vous n'avez pas vécu ça. Et c'est sans parler de l'ultime négociation avec l'intermédiaire du syndic immobilier. Derrière ses Raybans carbone et sous sa chemise boudinante, j'ai mené l'entretien le plus relou de ma vie. Ca parait anodin mais faut quand même s'le coller le contrat de bail "arabe-français". Le dirham étant une monnaie faible, et le "black" étant la règle d'or au Maroc, j'ai fini par compter des liasses de billets sur une table basse avec un cigare à la bouche. Je pense que j'aurai été parfait dans Scarface, seul contre tous, je commence à prendre des allures de mafioso-junior à mourir de rire mais qui font effet.
Inutile de faire chemin inverse pour aller taquiner middle-kermhiny, une houle titanesque s'abat sur le nord Maroc. La corniche de Casa était bondée ce soir de touristes intrigués. Des enfants en pleurs imploraient leurs papas de rentrer chez eux de peur de crouler sous la digue qui contient la fureur de l'océan. Le bruit des vagues est assourdissant, le chant du muezzin est couvert par la rage venant de l'atlantique. J'ai surfé la bobine à Dar Bouazza aujourd'hui, c'était très bon, certains sets commencent à envoyer "rillette" mais le mieux reste à venir : lundi, les séries devraient avoisinner les deux mètres cinquante / trois mètres. Garder un oeil sur le blog car ça devrait être hallucinant tant le spot tient le gros perfect. Le seul hic, c'est les oursins, j'ai les pieds comme un gruyère, j'ai enlevé une dizaine de picos. Heureusement, le beachbreak de Jack beach à qqes kilomètres permet de reposer mes orteils qui crient à l'infection, voir à la scepticémie.

Pfff.... et l'école dans tout ça ? Heu, ... je suis aller faire un tour ouai....

Edaïe

Wednesday, August 30, 2006

Lost in translation

Dans l'expatriation, le plus difficile, c'est le deuxième jour dans son pays d'acceuil. Après l'effervescence enthousiaste de son arrivée, on quitte l'hôtel le matin avec l'ambition de s'installer. J'ai donc commencé par rendre visite à mon école. Elle se situe dans le quartier des affaires. Les locaux sont petits et l'ambiance, je crois, assez familiale. La direction pédagogique m'a fait des douzaines de "salam", et m'a ressorti le speech habituel de toutes sup de co' : "j'éspère que vous allez passer un très bon séjour..." (note positive et chaleureuse en début de discours) pour finir par "nous sommes très à cheval sur les absences aux cours, nous demandons une pleine implication des étudiants dans la vie de l'école, ils sont les otages de l'établissement de 8h à 19h le soir..." (petit rire du locuteur sur la fin). Ah Ah... je suis mort de rire, genre au Maroc, je vais suivre des indications aussi étouffantes... pfff, j'ai fais "oui oui" de la tête.
L'après-midi, un étudiant originaire d'Abidjan m'a fait faire le tour du quartier où je devrai loger. Se loger m'a l'air d'être un parcours du combattant, surtout qd on ne parle pas l'arabe et quand la chaleur dans les rues atteint des températures infernales. J'ai sollicité l'aide d'Abder, le neveu de ma tante paternelle. Il est très hospitalier et surement de bon conseil.
Voilà, j'aurai des centaines de choses à dire sur Casa, j'attends de mieux comprendre le système, et je vous distillerai tout ça petit à petit.
Cassé par le choc culturel, je me suis accordé une session hier à Dar Bouazza. La mise à l'eau est féroce, la vague marche tout le temps mais on est loin de la perfection marocaine. Dumoins, je crois. J'ai fait connaissance à l'eau avec Athmane, un étudiant de l'Esig qui a vécu à Toulouse. Il connaît bien le Maroc, il m'a filé son phone et pourrait m'accompagner pour des sessions. J'ai également rencontré un prothésiste dentaire français bodyboardeur. C'est fun... Ce qui saoule, c'est de devoir travailler en fait. La ville est tellement grosse, il y a tellement d'obligations dans ces premiers jours que j'ai l'impression que mes escapades à Safi, El Oualidia, sont de belles illusions étant donné la masse de choses que j'ai à gérer pour l'instant.

Je vais imposer un certain style ici je sens....

Edaïe

Monday, August 28, 2006

Chiclana, Algeciras, Tanger, Casablanca

Rude journée pour le piètre routier que je suis. J'ai avalé les kilomètres comme un boulimique, le pied au planché, le doigt levé à chaque flicaille qui voulait stopper ma course effrénée. Toujours plus surprenante que jamais, l'opel corsa a mis de la poussière plein les phares des R19 sur l'autoroute, l'air un brin craneuse, elle dépassait les pauvres 4X4 plantés sur la chaussée avec un pneu en moins.
La traversée du detroit était rapide et sympa, j'ai moisi au soleil sur le ponton en marcel avec mon casque sur les oreilles. Kiffant...
L'arrivée à Tanger est moins facile, il faut jouer des coudes et de son savoir -être pour ne pas lâcher 20 dirhams par ici ou par là... au final, je m'en sors avec un doc gratos que tt le monde paye ordinairement (si si, j'ai appris des trucs en force de vente) et avec un numéro de phone pr trouver une maison vue sur mer a casa. J'arrête là sinon après ça va faire frime et surtout con si je suis ruiné demain.
A Caza, là c'est encore un vaste bordel, la ville est maman BIG dans la famille "Capitales sur peuplées" mais j'ai fini par trouver l'hôtel. Face mer (vagues trop grosses), coca light au soleil, 36 degrés faciles et ambiance cosmopolite. J'en saurai plus dans les jours à venir donc vous aussi...

Edaïe

Sunday, August 27, 2006

Andalucia

Traversée de l´Espagne toute la journée. Après avoir dormi à l´arrache sur un trottoir de Vitoria-Gasteiz, j´ai suivi l´A1, puis l´A4 : Madrid, Cordoue, Seville, Cadix....
Le voyage demande du cran car on roule par des chaleurs à peine soutenable dans des plaines morte et sèche, le simple fait de penser à une panne de voiture dans ces endroits te file la trouille.
Alonso n´est pas champion de F1 pour rien, les autoroutes espagnoles ressemblent à de véritables circuits avec des enchainements bien tendus. Ma Corsa affiche une forme insolente, je garde espoir d´arriver demain en vie au Maroc. Ah, si une anecdote sympa... Je me suis fait arreté par des pirates de la route aux alentours de Dos Barrios. Deux mecs dans une alfa noir genre K2000 m´ont stoppé en plein ride sur la voie parmi les autres bagnoles. Le petit est sorti de la caisse, j´ai failli rire : la copie de Benicio Del Toro dans Traffic de Soderbergh : lunettes Ray Ban, santiags, meme démarche de mafioso... Fin qd j´ai vu le balaise aux commandes du vehicule, j´ai retenu mes éclats et pour m´en sortir sans backchish ni coup de couteau, j´ai choisi le mode basque. J´ai donc gonflé mes pecs, sorti la machoire et pris un air du style "tu me touche, j´te bouillave". Plus de peur que de mal au final mais j´ai eu un peu de chance qd meme.
Le soir j´arrive a El Palmar en andalousie, pas de vagues mais une ambiance Ibizaienne : house psychédelique sous des paillotes, teufeuse en folie sur la plage, coupés cabriolets qui tremblent sous le choc des basses qui lancent des "bongs" et font s´envoler les jupes des espagnoles... qué calor.

Avant de dormir, qqes photos du trip









je vais tenter de caler le shorebreak d´anglet aussi.

EdaÏe